Archives pour la catégorie Carton à dessin

On y trouve mes aquarelles, des décors et bien d’autres choses…

L’aigle américain


C’est à partir de la seconde planche de ma BD que le pygargue entre en scène.

L’aigle américain est sans doute un des oiseaux les plus représentés. Il figure déjà sur le billet d’un Dollar ce qui suffit déjà à lui assurer une certaine popularité.

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On le représente souvent en colère, je suis resté sur ce cliché car il faut bien qu’il y ait un peu de tension dans ma petite BD.

 

Pygargue
Pygargue

Après l’aquarelle j’ai repris les contours à la plume (logique pour un oiseau…).

Contrairement au feutre ou à l’ordinateur il est assez difficile de faire un trait constant. Néanmoins les dessins sont réalisées sur un format A3 qui est supérieur au format définitif d’un format BD.

Après avoir scanné mes planches je reviendrais de toute manière retoucher de petits détails à l’ordinateur, afin d’obtenir des marges propres et équilibrer certaines couleurs.

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Je profite de ce billet pour remercier RODAMU qui m’a cité parmi les correcteurs de son album « L’apogée d’une cité ferroviaire« . Une autre BD qui se déroule à Hirson avec une enquête pleine d’humour.

BD Rodamu

Paysages de l’ouest – Thème Western

J’ai démarré 2016 sur cette planche de BD.
Elle va rejoindre ses soeurs dans le prochain album collectif de La lanterne à BD.

Le thème tourne autour du Western, donc on fait un saut dans le temps et on part dans l’ouest.

Pour la documentation des rochers, j’ai utilisé des photos prises en Bretagne, c’est à l’ouest aussi, mais pas le même…

Chaque année je change de technique, ici c’est de l’aquarelle avec de l’encre de Chine posée directement à la plume. C’est risqué mais plus agréable que l’encrage à l’ordinateur.

Il ne faut pas jouer avec des allumettes...
Il ne faut pas jouer avec des allumettes…

La difficulté de la première planche c’est le cheval, ensuite ce sera l’aigle américain (le Pygargue). Je préfère dessiner un aigle qu’un cheval :)

Dessin d’une euphorbe des bois avec des crayons de couleurs

Voici une mise en couleur de l’Euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides).

C’est un sujet assez commun, mais pour une famille botanique assez protéiforme.

Les Euphorbiacées ont la capacité de trouver des solutions pour la plupart des climats en prenant la forme de cactées, d’arbres à piquants, de plantes bariolées comme le croton, etc… etc…

On est bien plus renseigné en sachant qu’elles sécrètent presque toutes un latex bien irritant ce qui leur permet de tenir en respect la plupart des animaux (prévoir des gants).

L’Euphorbe des bois, dispose de pièces botaniques est un peu déroutantes. Il faut ouvrir un manuel pour comprendre à quoi servent ces différentes parties.

L’inflorescence du genre « Euphorbia » est nommée Cyathe et regroupe plusieurs particularités.

L’involucre est la pièce en forme de coupelle que l’on distingue de loin.  Dans un étage intermédiaire de l’ombelle, deux bourgeons se forment sur les cotés afin de produire les niveaux supérieurs.

Au centre de la coupelle, on distingue des fleurs mâles avec des étamines jaunes, autour ce sont des glandes à nectar qui ont la forme de croissants.

La fleur femelle quand à elle, retombe de l’axe central et va grossir pour donner un fruit qui va pendre comme la battant d’une cloche.

La couleur vert anis du feuillage donne une tonique dans un jardin. Certaines euphorbes produites par des horticulteurs sont exploitées pour illuminer des massifs de ce vert si sulfureux.

Le monde des ombellifères – Heracleum sphondylium

J’ai longtemps fui comme la peste cette famille botanique, ce qui peut un peu expliquer mon intérêt tardif.

J’ai choisi d’illustrer les Apiacées (Ombellifères) avec la Berce commune également connue sous le nom Heracleum sphondylium.

On en trouve un peu partout en août. Avant l’identification  je ne savais pas son degré de toxicité, j’ai donc pris des gants.

Selon certaines sources elle est comestible et rentre dans la composition de différentes recettes, pour d’autres elle est faiblement toxique car elle contient un agent qui sensibilise la peau au soleil.

Ce qui est certain c’est qu’il ne faut pas la confondre avec sa soeur géante, la Berce du Caucase qui est assurément dangereuse.

La Berce Commune qui porte bien son nom se trouve assez facilement. Dans la famille des Apiacées (Ombellifères) on aime bien les bordures de champs. 

En même temps que la Berce j’ai cueilli une angélique des bois, au bout d’une heure sans eau et au soleil, les têtes de l’angélique se recourbaient alors que la Berce semblait ne pas être affectée par ce dur traitement. Elle dispose en effet d’une tige légèrement cannelée ce qui lui donne de la « tenue ».

La Berce commune à une ombelle qui forme un beau plateau plat alors que l’angélique a une terminaison florale plus proche de la demi-sphère.

Il y a bien entendu d’autres petit détails de botanistes pour faire la différence. Pour moi la méthode du dessin m’a permis d’apprendre en détaillant les pièces florales.

(Un clic sur l’image pour agrandir).

Aquarelle de Berce commune
Heracleum sphondylium (Berce commune)