Pastèque sculptée

C’est l’été, il fait chaud, alors quoi de mieux qu’une petite sculpture de pastèque pour décorer la table ?

Quand on voit ce que font certains sculpteurs sur fruits  cela donne envie d’essayer de s’exprimer sur ce support vraiment insolite.

La fleur de pastèque « Citrullus lanatus » est jaune comme de nombreuses autres Cucurbitacées.

Sur ma pastèque, une petite décoloration m’a permis d’exploiter cette couleur providentielle en essayant de dessiner la fleur sur son fruit.

Après il faut jouer avec les différentes profondeurs pour avoir du vert du blanc du rouge. Cela demande quand même un outil super aiguisé pour extraire des parties de manière nette.

En ce qui me concerne, j’ai utilisé un scalpel, le couteau était trop lourd et peu précis.

Bien entendu, les enfants ne peuvent pas utiliser ce type d’outil, mais ils peuvent éventuellement faire des dessins de surface avec des outils moins tranchants (sur une pomme par exemple).

Le but de l’opération est d’ouvrir l’appétit.

Mission réussie !

Vanda coerulea à l’aquarelle

Voici une peinture réalisée pour un ami qui tient un superbe blog dédié à l’orchidée Vanda.

Il m’a envoyé des photos d’un Vanda coerulea qui m’ont servi de documentation pour la mise en place de mon aquarelle.

J’ai démarré avec cette technique, puis repris le fond à l’acrylique et réalisé les contours à la gouache. C’est donc très mixte, mais cela m’a semblé à chaque fois la seule alternative pour poser mes couleurs.

Le bleu de cette orchidée est très caractéristique et dépend  beaucoup des effets lumineux qui touchent la surface veloutée.

Pour ceux qui aiment ce type d’orchidée je vous recommande également le forum www.orchidspirit.com ou de nombreux passionnés vous donneront leur trucs pour réussir de magnifiques floraisons.

Vanda Aquarelle

 

La route des orchidées

Dimanche dernier c’était le Festival BD des éclaireuses et éclaireurs à Saint-Gobain, j’y étais invité avec d’autres dessinateurs de la Lanterne à BD.

Je savais qu’en traversant les bois en voiture, il y avait une petite chance de croiser une orchidée sauvage sur la route.

Quand les deux cotés de la route se sont tapissés de ces pointes blanches, j’ai compris que j’étais tombé sur un endroit exceptionnel. La floraison venait de commencer ce qui était le moment parfait pour prendre des photos, il y avait du choix pour les angles de vue !

Orchidées et prêles
Orchidées et prêles

Une constellation d’orchidées sur environ 500 mètres c’était la première fois que je voyais cela.

A priori le genre était dactylorhiza (Orchis), ensuite il faut se méfier car dans une même colonie il peut y avoir plusieurs espèces comme des dactylorhiza maculata ou dactylorhiza fuchsii ou d’autres croisements subtils. En gros, sans livre de botanique sur place, il faut être expert.

Dactylorhiza
Dactylorhiza plus marqué

Bon c’est vrai maintenant il y a également l’application Pl@ntNet pour les fanas du mobile.

Pour les autres on regarde les feuilles au raz du sol qui ont généralement des points, c’est bon signe.

Feuille maculée
Feuille maculée

Ces particularités lui donnent un avantage sur les herbes hautes quand le talus est entretenu ou dans une pâture.

Une fois la floraison terminée on ne va plus voir grand chose et tout va finir par retourner sous terre pour ressortir à la prochaine saison.

Alors j’ai pris des photos le matin et comme j’avais tout mon matériel, j’en ai profité pour faire une petite aquarelle :

Aquarelle d'un orchis
Aquarelle d’un orchis

 

Quitte à me répéter je dois signaler qu’il est inutile de tenter de replanter ces orchidées sauvages. Elle vivent connectées à de longs réseaux d’hyphes : Les champignons leur fournissent une partie de leur alimentation.

On doit les protéger en respectant leur habitat instable à la lisière de la forêt ou dans les pâturages entretenus à la bonne hauteur par les animaux.

Orchidée Blettilla hyacinthina striata

Cela fait quelques années que j’attendais ce moment, celui de pouvoir admirer la floraison de cette orchidée de jardin.

Sur l’étiquette de l’horticulteur il était précisé « protection hivernale » et je n’avais pas fait attention à ce détail important. Mais sans doute elle a été un peu protégée par les herbes hautes que je coupais régulièrement.

Chaque année des feuilles aux bords panachés me signalaient sa bonne santé et au fur et à mesure de nouvelles pousses se sont éloignées du pied mère. C’est sur le deuxième pied que j’ai pu constater cette année la présence d’une hampe, il ne restait plus qu’à attendre (impatiemment) la superbe floraison.

Comme d’autres orchidacées, les fleurs tournent en s’ouvrant (résupination), on découvre ensuite ce labelle tigré dominant de beaux sépales roses. Je ne m’attendais pas à une couleur aussi saturée ce rose est particulièrement soutenu.

Si la plupart des orchidées vivent perchées dans les arbres, l’orchidée Blettilla hyacinthina striata est terrestre ce qui est plus pratique pour la cultiver.

Voici une petite photo pour en profiter :

Hampe de l'orchidée
Hampe de l’orchidée Blettila

 

Je dois rappeler ici que les orchidées terrestres sont très sensibles à leur sol d’origine car elle se nourrissent en partie de longs réseaux souterrains créés par les champignons. Sans son réseau d’échanges, la plante va s’affaiblir et disparaitre.

Mon petit journal graphique