Tous les articles par Yann

Habitant St-Quentin en Picardie, j'utilise aquarelles, crayons, photos et quelques autres techniques pour illustrer ce blog et le site espace graphique.

Orchidée Brassia à l’aquarelle

Lors d’un petit voyage en Bretagne du côté de Plougastel Daoulas, je suis passé chez un horticulteur d’orchidées pour acheter un pot qui m’a semblé très sympathique.

Son nom est « Brassia eternal wind », une orchidée en forme d’araignée. La floraison s’est déclenchée au voyage retour ce qui m’a permis ensuite de réaliser des photos et surtout cette aquarelle :

Le fond n’est pas de l’aquarelle, mais de l’encre de Chine.

Le tube d’aquarelle noir n’aurait pas été suffisant pour obtenir un noir dense avec ce type de papier, c’est donc avec un peu de regret que j’ai été obligé de mixer les deux techniques.

L’orchidée Brassia dispose de pseudobulbes, ce sont des renflements à la base des feuilles qui permettent de garder des nutriments, même dans des situations ou il y a peu de substrat.

Il faut imaginer l’orchidée perchée sur une branche pour comprendre à quoi servent les petites réservoirs (que l’on ne voit pas sur ma peinture).

J’ai entendu dire que les guêpes pouvaient venir la piquer en pensant s’attaquer à une araignée. C’est peut-être une rumeur mais peut-être un jour j’assisterai à ce spectacle étrange !

Orchidées Spiranthes sur les dunes bretonnes

Sur un espace naturel protégé du Finistère nord il y avait cette superbe plage, mais également une grande colonie d’orchidées sauvages.

A priori elles peuvent passer pour de petites plantes anodines car les fleurs sont très petites et blanches, on peut donc être familier de cette plage sans s’en rendre compte.

Les « Spiranthes » ont cependant une particularité de vriller ce qui permet une identification assez rapide quand on s’intéresse aux orchidées.

Spiranthes aestivalisUne fois que l’on en a repéré une, on voit que le sol est ponctué de ces petites hampes blanches sur une bonne partie de la dune.

Sans doute ce sol assez particulier limite la concurrence des autres plantes. ne faisant qu’une vingtaine de centimètres l’orchidée ne survivrait pas avec d’autres plantes plus grandes autour.

La présence de lapins et de sable régulièrement humidifié est sans doute également pour beaucoup dans la qualité de ce sol, c’est un assemblage donc assez complexe qui permet d’expliquer pourquoi 1km plus loin il n’y a plus aucune chance de retrouver une colonie similaire.

Comme on le voit sur la photo les hampes florales semblent sortir directement du sol, soit on a des rosettes de feuilles (un peu partout en fait) soit on a ces hampes.

Une aquarelle pour les cactus

J’ai déjà eu l’occasion de parler de ce cactus sur ce blog : Le Hylocereus undatus.

Je n’avais cependant pas réalisé d’aquarelle à son sujet, voilà qui est fait !

Pour cela j’ai dessiné une composition mêlant des vues de ce cactus de 3/4 et un fond provenant de photos plus récentes, le tout repris en peinture bien entendu.

L’idée était d’illustrer une nouvelle rubrique : Les Cactacées sur mon site Web. Une rubrique que j’ai mis beaucoup de temps à mettre en place, car il n’est pas simple de prendre en photo des cactus en fleur.

Afin de compléter ma collection de photos avec des exemples plus parlants j’ai acheté un petit cactus cornichon (Chamaecereus silvestrii), qui allait fleurir. Sur celui-ci la fleur est rouge et fleurit 3 nuits avant de faner. Cela explique bien pourquoi il est bien difficile d’avoir des photos correctes de fleurs de cactus !

Cactus cornichonJe n’ai pas noté de parfum particulier, mais la fleur n’est pas grande.

Fleur rouge de profil

C’est la fête pour les orchidées Bletilla striata

Ca y est, elle sont de sortie les hampes des Bletilla striata.

Ce sont des orchidées rustiques que j’ai acheté en pot pour mettre dans mon jardin.

Le pot contenait 2 ou 3 pieds, mais à présent j’ai 14 petites orchidées dont certaines suffisamment solides pour produire des hampes florales.

Les fleurs violettes font environ 3 à 4 cm, le labelle est strié de blanc. Autre signe distinctif : les feuilles ont une bordure blanche, ce qui est pratique pour repérer leur sortie en avril/mai.

Blettila striata

Les orchidées de jardin, c’est sympa car cela s’entretien tout seul.

Il faut juste veiller à ce que la végétation environnante ne soit pas trop envahissante pour lui permettre d’avoir du soleil. En ce qui me concerne, je ne retourne pas la terre à coté de mes orchidées car elles sont très sensibles aux perturbations dans le sol.

En revanche, il est possible de passer la tondeuse au dessus en tout début de saison, même si il y a toujours le risque de sectionner les premières feuilles.

La multiplication se fait un peu comme celle du muguet, cela avance tranquillement, les pousses de l’année ne produisent généralement pas de fleurs.

Je profite de cette publication sur les orchidées d’extérieur pour vous montrer une orchidée sauvage prise du coté de Vaison-la-Romaine, un Orchis purpurea je pense.

Orchis purpurea

Il faut bien distinguer les orchidées de jardin que vous achetez en jardinerie ou chez votre fleuriste, des orchidées sauvages que vous trouvez sur les chemins. Les premières vont pouvoir s’acclimater à votre jardin, les secondes non.

Les orchidées sauvages ont des ramifications complexes et des connexions vitales avec les champignons du sol, si vous bêchez autour ces connexions sont rompues et la racine va s’épuiser très rapidement.

Je salue Cathline, qui habite à quelques pas des chemins de vigne de Provence où cette orchidée a été prise en photo.