Archives du mot-clé fleur

Fleur de Rhipsalis

Fleur de cactus : Le Rhipsalis capilliformis

Le Rhipsalis capilliformis est un cactus (Cactaceae) avec des caractéristiques un peu particulières.

Les Rhipsalis sont les seuls cactus présents en Amérique du sud avant l’arrivée de Christophe Colomb. Cela ouvre de nombreuses théories qui tentent d’expliquer comment cette cactée a partagée des gènes avec ses cousines de l’ancien monde.

Cette plante grasse se développe comme une chevelure, avec des ramifications retombantes, il est préférable de la suspendre vu qu’a l’état naturel elle se niche dans les arbres (épiphyte).

Comme ses fruits forment des baies rondes et translucides, elle porte également le nom de « Cactus Gui ». Pourtant cette plante n’a rien d’un parasite, tout au plus comme les orchidées, elle profite de son hôte pour s’établir en hauteur.

Autre bizarrerie pour une cactée, elle ne pique pas et c’est préférable car si c’était le cas elle serait très difficile à déplacer (le pot étant sous la chevelure verte).

Bien à l’abri du gel dans un salon elle sera à son aise. Cependant n’hésitez pas à la placer de temps en temps dans une véranda un peu plus froide (hors gel) pour obtenir une floraison.

Rhipsalis en véranda

Rhipsalis en véranda

J’ai essayé de compter le nombre de pétales, je pense qu’il y en à 5 ainsi que 5 sépales de la même couleur blanche, enfin ce n’est pas évident, il faut se munir d’une loupe…

Rhipsalis Profil

Fleur de Rhipsalis de profil

 

Dahlia mutant

Dahlia mutant en forme de pompon

Il arrive que parois une plante ne rentre pas dans le schéma habituel en produisant une mutation.

Une irrégularité qui peut durer le temps d’une saison, parfois plus si le tubercule est responsable de ce changement.

Chez les astéracées chaque pseudo-pétale est en fait une fleur miniature, que ce soit le centre, ou les languettes de pourtour. Ce qui est moins courant c’est quand le cycle capitule + fleur est reproduit deux fois et surtout sans ajouter de tiges.

De face la mutation de ce dahlia se rapproche du modèle de l’edelweiss que tout le monde connaît.

Le dahlia, déjà étrange coté face, va beaucoup plus loin en faisant rejaillir une inflorescence du coté pile en laissant les bractées au milieu, ce qui est un rare exemple du genre.

Pour ceux qui ont déjà réalisé un pompon en laine, c’est exactement pareil : les bractées se trouvent là où on place les deux bouts de carton.

Dahlia de profil

Dahlia de profil

 

Dahlia verso

Dahlia verso

Aquarelle de Solanum jasminoides

Illustration d’un Solanum jasminoides

J’ai choisi le Solanum jasminoides (Solanum laxum) pour servir d’illustration à la famille botanique des Solanacées.

  • Il était possible de prendre de grandes stars du potager comme la tomate ou la pomme de terre.
  • Il était également possible de choisir des plantes diabolisées comme la belladone ou la morelle noire.

Le Solanum jasminoides n’est pas inoffensif, mais qui ne l’est pas dans cette famille ?

Cette plante remplace le jasmin dans des jardins ou les hivers ne sont pas trop rudes en affichant une belle floraison blanche et abondante. La forme donnée à la liane s’étoffe chaque année et permet au jardinier d’orienter les masses.

J’ai utilisé mon nouveau carnet en dessinant sur place, c’est un peu moins précis mais bien plus agréable. Avec le soleil d’août, il faut parfois mettre des lunettes de soleil pour ne pas fatiguer la rétine.

Il n’est pas évident de peindre des fleurs blanches à l’aquarelle, sans mettre un fond plus sombre. De plus il faut installer de petites nuances dans ce blanc sans trahir ce coté immaculé.

Bref on s’amuse bien…

J’ai sans doute mis une louche de trop avec ce fond sombre, mais au moins cela découpe bien la silhouette des fleurs.

Ce qui est intéressant, c’est que l’on retrouve le même problème en faisant la photo, les petites nuances étant souvent écrasées par un réglage contrasté. Il faut alors sous-exposer la photo pour essayer d’avoir correctement les pétales (le fond peut alors paraître plus sombre).

Notre oeil est-il fait pour saisir en même temps des contrastes violents et des demi-teintes ? Ces fleurs blanches sont désespérantes.

Et quand c’est à peu près réaliste, il n’y a rien de plus qu’une fleur blanche…

Liane de Solanum blanc

Liane de Solanum blanc

 

Bourdon et deutzia

Le bourdon et le deutzia

C’est pas trop la fête des hyménoptères en ce moment, mais il y en a qui ont quand même trouvé un bon plan comme ce bourdon des prés.

Perché sur une fleur de deutzia, un superbe arbuste de la famille des hydrangeacées, celui-ci semble avoir fait le plein.

Deutzia

Deutzia, inflorescence

Le deutzia est souvent utilisée dans les haies, ses feuilles sont opposées lancéolées. ses fleurs rose tendre sont disposées en panicules, elle disposent de 5 pétales réguliers.

Deutzia arbuste

Deutzia arbuste

Solandra maxima

Solandra maxima ou Cup of gold vine

La Solandra maxima (Grande solandra, Cup of gold vine) est une Solanacée d’origine mexicaine.

Sa fleur mesure environ 20 cm avec un trompe jaune d’or qui s’évase en 5 lobes repliés, les axes de symétrie sont marqués par une veine pourpre à l’intérieur, verte à l’extérieur.

La position des 5 étamines est très caractéristique, elles suivent le bord bas de la trompe pour se relever comme les dents d’une fourche.

Le fruit forme une boule de la taille d’une pêche.

Pour sa dangerosité la Solandra maxima est plus proche du Datura que de la Tomate, cette plante est toxique comme de nombreuses autres chez les Solanacées.

Ses feuilles sont coriaces et elliptiques,  alternes, brillantes sur le dessus.

La liane peut s’acclimater hors gel et se palisse comme une vigne, mais fleurit mal en serre. Dans une forêt tropicale humide elle prend toute son ampleur et part à l’assaut de la canopée .

Ces photos ne sont pas de moi, elles ont été prises il y a quelques jours au Maroc. Voilà un peu de soleil pour ceux qui n’en ont pas…

Solandra maxima (Grande solandra)

Solandra maxima (Grande solandra)