Tous les articles par Yann

Habitant St-Quentin en Picardie, j'utilise aquarelles, crayons, photos et quelques autres techniques pour illustrer ce blog et le site espace graphique.

Dessiner un bonsaï au pinceau bambou et à l’encre en bâton

On a parfois chez soi un coffret traditionnel pour dessiner des lavis avec de l’encre en bâton et un pinceau en bambou.

Cela peut être un objet de collection, mais on peut également s’en servir, j’ai tenté cette expérience…

Le sujet était tout trouvé car j’avais rentré mon bonsaï avec les premières gelées. Ces arbres en miniature apprécient plus que tout de rester en extérieur. La période la plus dure à gérer est celle de l’hiver où il faut les réinstaller en intérieur tout en leur apportant de l’humidité et de la lumière.

Je ne suis pas non plus un pro du bonsaï, mais je suis attaché à mon petit orme de Chine qui doit avoir plus de 20 ans.

Bon passons au dessin maintenant.

J’ai réalisé en premier un dessin au feutre pour voir quel angle ou cadrage choisir.

Bonsaï au feutre
Bonsaï au feutre

Ensuite j’ai le matériel officiel sur la table :

Matériel pour dessiner
Matériel pour dessiner

Le bonsaï a été ensuite été posé en hauteur pour avoir une vue de profil.

Il y a sur la table deux kits de peinture, j’ai utilisé le premier qui me semblait plus simple, mais voici le détail des deux coffrets :

Coffret lavis 1
Coffret lavis 1
Coffret lavis 2
Coffret lavis 2

En rompant le bâton d’encre on sait que l’on ne pourra plus revenir en arrière. Celui-ci doit être frotté sur la pierre avec une petite quantité d’eau pour libérer ses pigments noirs. C’est bien différent de l’encre de Chine que j’ai l’habitude d’utiliser, ici on démarre avec un noir très fluide.

Ces pigments ont l’avantage de ne pas rester prisonniers dans le pinceau bambou après le nettoyage et permettent une grande amplitude dans les nuances de gris.

Encre bâton
Encre bâton

Le pinceau qui semble très rustique, retient très bien l’eau. Sa pointe dure ne s’écrase pas comme un pinceau classique mais offre la précision d’une pointe de feutre. On sent bien que c’est l’outil idéal pour faire de la calligraphie.

Pinceau bambou
Pinceau bambou

J’ai démarré les volumes avec une encre assez délayée vu qu’il n’y a aucune possibilité de revenir en arrière. Avec plus d’expérience j’aurais sans doute pu réduire le nombre de touches.

Il faut prévoir une feuille de papier à coté pour tester des touches de couleur, car la pierre noire qui serre de palette ne permet pas de voir ce que l’on prépare.

Lavis
Lavis

J’ai contourné le problème en montant progressivement les parties sombres et en ajoutant à chaque fois un peu plus d’encre dans mon mélange.

Voilà, ça c’est fait…

 

A quoi ressemble une fleur de gingembre ?

Le Gingembre est une épice vieille comme le monde que l’on a l’habitude de voir sous la forme de « pétales » (tranches de rhizome) d’une couleur rose saumon.

En cuisine il parfume les plats et pâtisseries et sert de décoration.

Gingembre
Gingembre

On peut se procurer le rhizome chez le primeur, il est même possible le replanter en serre, c’est le cas du Zingiber officinale que l’on peut consommer.

Mais à part cela que sait on vraiment de la plante ?

Il faut aller parcourir des jardins botaniques comme celui de Kew Gardens pour découvrir cette drôle de plante de la famille des Zingiberaceae (Zingibéracées). On trouve alors des inflorescences sortant de l’axe central elles forment des massues ou des formes plus plates composées d’une multitude de bractées colorées.

Comme chez les bananiers, l’inflorescence surgit de l’axe de la plante et se dresse. on y voit alors des bractées robustes qui protègent l’éclosion des fleurs.

Fleur de Gingembre
Fleur de Gingembre

La fleur est composée un cornet de sépales blancs/jaune trilobé renfermant un pétale trilobé, la couleur de la corolle va virer au pourpre/noir avec la maturation. Les feuilles aux lignes parallèles et cette disposition florale trimère nous rappelle le rattachement de cette famille au Monocotylédones.

Le Zingiber spectabile que l’on nomme également gingembre ruche est celui que vous voyez ici en photo, il est surtout cultivé pour ses caractéristiques décoratives.

Zingiber spectabile
Zingiber spectabile

Si vous voulez en faire pousser un gingembre chez vous, voici un lien vers un site qui expliquera tout cela :

Courge spaghetti au micro-ondes

Les courges ont des couleurs qui couvrent les teintes de rouge, jaune et vert ainsi que toutes leur variantes vers le blanc.

Sur cette photo on reconnait à gauche le pâtisson, à droite les potirons et au milieu la courge spaghetti (jaune).

Sa cuisson au micro-ondes est assez amusante, on la perce de nombreux trous de fourchette pour la faire ensuite cuire 5 à 10 minutes (voilà une cuisson de légumes très rapide).

Ensuite il faut l’ouvrir (Attention c’est très chaud) et gratter avec une fourchette pour extraire les précieux spaghettis.

Le goût est assez neutre, il convient d’ajouter une sauce pour profiter de la texture et d’une saveur intéressante.

Ce Cucurbita pepo proche de la courgette (Famille des Cucurbitacées), permet de varier les plaisirs tout en restant dans les légumes faciles du jardin.

 

 

Cours d’aquarelle naturelle

Il y a des jours ou la nature nous donne des cours…

J’ai beau analyser cette aquarelle dans tous les sens, il faut reconnaître que c’est fait dans les règles de l’Art !

Pour faire une bonne aquarelle on utilise en général :

Pour le support :

  • Une surface plane bien tendue – ok
  • De couleur claire – ok
  • Qui absorbe l’eau – ok
  • Avec un léger grain – ok

Pour certains travaux on va incliner légèrement la surface afin d’éviter que l’eau stationne à l’endroit du dépôt. (le chemin a une légère pente c’est parfait).

Pour le travail « dans le mouillé » on va humidifier préalablement le support avant d’y déposer des pigments – Oui c’est également le cas…

Les pigments :

  • Ils peuvent être extraits de produits naturels – ok
  • Décomposés au moyen de procédés mécaniques ou chimiques – ok
  • Il faut utiliser les pigments les plus proches de la couleur originale du modèle afin d’éviter des mélanges qui seront moins fidèles au niveau saturation – ok

L’outil :

  • Il doit pouvoir contenir les pigments et l’eau – ok
  • Lors du transfert l’outil relâche la majeure partie des pigments (aidé par le support légèrement buvard) – ok

La technique :

  • Il est possible d’enduire le support d’eau pour créer un effet « mouillé » – ok
  • En mode tampon le but est de pouvoir reconnaître la forme, on adaptera donc le temps de « pose » avec le support.
  • Le geste doit être net lors de la pose et du retrait de l’outil – ok (on se demande même comment les feuilles ont pu se décoller si proprement)
  • Une fois le tampon retiré il est possible de sécher l’ouvrage au moyen d’un sèche cheveux ou tout autre moyen permettant d’effectuer du vent, il est même possible pendant cette étape d’orienter volontairement des coulures – ok

On aura donc bien compris qu’une bonne aquarelle ne doit rien au hasard.

C’est sur le chemin du Musée du Louvre à Lens, sur un sol battu par la pluie que se sont formées ces belles aquarelles.

Non seulement c’était beau, mais en plus il était possible de reconnaitre la plupart des feuilles par impression.

Je ne sais pas si c’est de aquarelle, de la photo, de la lithographie ou un peu des trois, en tout cas, ce n’était pas l’oeuvre d’un amateur, j’ai immédiatement reconnu le style de dame nature !

Pour ma part, c’était un peu moins glorieux, sous la pluie il était difficile de sortir mon mobile et faire les quelques réglages qui s’imposent. Au final, je n’ai pas réussi à donner toute la force de ce happening végétal !

 

Feuille trace