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Valériane et syrphe

Valériane, plantain d’eau et autres trouvailles

Voici quelques photos réalisées sur les bords de la Somme.

L’invitée d’honneur du jour est la Valériane (enfin je crois). Au soleil ses ombelles prennent des teintes légèrement rosées, les fleurs tubulaires ont cinq lobes.

Au niveau des feuilles elles sont clairement opposées, découpées et sessiles.

Valériane feuilles

Un peu plus loin c’était un peu l’Amazonie (fond musical avec des croassements de grenouilles).

Arbre Pont

Ca fait également plaisir de voir un Lychnis fleur de coucou (Lychnis flos-cuculi), la floraison est assez fugace.

Lychnis fleur de coucou

Au bord du canal, un Plantain d’eau commun (Alisma plantago-aquatica) avec ses fleurs à trois pétales et ses feuilles en forme de lance.

Plantain d'eau commun

Et une Epervière orangée (Pilosella aurantiaca).

Epervière orangée
Avec des feuilles aussi poilues que des oreilles de souris.

Epervière feuilles

Feuilles impression

Cours d’aquarelle naturelle

Il y a des jours ou la nature nous donne des cours…

J’ai beau analyser cette aquarelle dans tous les sens, il faut reconnaître que c’est fait dans les règles de l’Art !

Pour faire une bonne aquarelle on utilise en général :

Pour le support :

  • Une surface plane bien tendue – ok
  • De couleur claire – ok
  • Qui absorbe l’eau – ok
  • Avec un léger grain – ok

Pour certains travaux on va incliner légèrement la surface afin d’éviter que l’eau stationne à l’endroit du dépôt. (le chemin a une légère pente c’est parfait).

Pour le travail « dans le mouillé » on va humidifier préalablement le support avant d’y déposer des pigments – Oui c’est également le cas…

Les pigments :

  • Ils peuvent être extraits de produits naturels – ok
  • Décomposés au moyen de procédés mécaniques ou chimiques – ok
  • Il faut utiliser les pigments les plus proches de la couleur originale du modèle afin d’éviter des mélanges qui seront moins fidèles au niveau saturation – ok

L’outil :

  • Il doit pouvoir contenir les pigments et l’eau – ok
  • Lors du transfert l’outil relâche la majeure partie des pigments (aidé par le support légèrement buvard) – ok

La technique :

  • Il est possible d’enduire le support d’eau pour créer un effet « mouillé » – ok
  • En mode tampon le but est de pouvoir reconnaître la forme, on adaptera donc le temps de « pose » avec le support.
  • Le geste doit être net lors de la pose et du retrait de l’outil – ok (on se demande même comment les feuilles ont pu se décoller si proprement)
  • Une fois le tampon retiré il est possible de sécher l’ouvrage au moyen d’un sèche cheveux ou tout autre moyen permettant d’effectuer du vent, il est même possible pendant cette étape d’orienter volontairement des coulures – ok

On aura donc bien compris qu’une bonne aquarelle ne doit rien au hasard.

C’est sur le chemin du Musée du Louvre à Lens, sur un sol battu par la pluie que se sont formées ces belles aquarelles.

Non seulement c’était beau, mais en plus il était possible de reconnaitre la plupart des feuilles par impression.

Je ne sais pas si c’est de aquarelle, de la photo, de la lithographie ou un peu des trois, en tout cas, ce n’était pas l’oeuvre d’un amateur, j’ai immédiatement reconnu le style de dame nature !

Pour ma part, c’était un peu moins glorieux, sous la pluie il était difficile de sortir mon mobile et faire les quelques réglages qui s’imposent. Au final, je n’ai pas réussi à donner toute la force de ce happening végétal !

 

Feuille trace

Waterlily

Waterlily house, la serre des plantes aquatiques tropicales

Le jardin botanique « Kew Gardens » à Londres révèle de nombreuses serres incroyables dont une qui concerne les plantes aquatiques tropicales.

La serre « Waterlily House » est une « petite serre » du parc, elle dispose d’un bassin circulaire.

Le mois d’avril n’est pas forcément la meilleure date pour voir fleurir des nymphéas ou des jacinthes d’eau, mais le plan d’eau commence à s’animer et c’est déjà très intéressant.

Derrière quelques fleurs bleues, on découvre au centre du bassin les feuilles géantes du « Victoria cruziana » un nénuphar tropical aux bords remontants faisant parti de la famille des Nymphéacées.

On imagine très bien qu’une grenouille puisse se tenir assise sur ce petit radeau végétal.

Victoria cruziana
Victoria cruziana

Mais pour moi c’était en hauteur que j’ai eu la réponse à une de mes questions :

A quoi ressemble une fleur de Népenthès ?
Vous savez cette fleur carnivore qui fait des urnes rouges. Au départ on pense que les fleurs sont les urnes, mais en fait les fleurs ne viennent que dans des conditions idéales.

Ici au dessus d’un bassin de cette taille le degré d’humidité doit être optimale pour que le Népenthès décide enfin de développer ses organes de reproduction.

On voit bien sur la photo les urnes en bas et une hampe florale en haut.

Bien que équipé d’un appareil photo avec un petit zoom, je n’ai pas pu faire mieux pour le détail de cette floraison.

Népenthès en fleur
Népenthès en fleur
Nénuphar

Le nid dans le nénuphar rose

Début avril, c’était le bouclage du collectif de La Lanterne à BD, j’ai donc terminé ma troisième planche.

Dans les dernières cases, on retrouve les différents protagonistes de mon histoire, avec en plus… un nénuphar rose (Nymphéacées).

J’y suis allé franchement avec le rose vu que la fleur sert de nid douillet.

Je ne sais toujours pas si l’héroïne est une grenouille ou une salamandre, mais je me suis un peu documenté dans la Galerie de paléontologie et d’anatomie comparée (il n’y a que là ou on peut trouver ce genre de choses).

Squelette de grenouille
Squelette de grenouille au Museum d’Histoire Naturelle

Bon, c’est vrai que je n’ai pas ensuite redessiné le squelette, comme l’aurait fait tout bon étudiant en Art.

Les choses se perdent, il n’y a plus de métier ma bonne dame…

Donc j’ai mis en couleur ma dernière planche en culpabilisant un peu, mais de toute façon je ne pouvais plus revenir au dessin, c’était scanné.

Il faut quand même que je m’entraine pour les prochaines séances de dédicaces, car là, ce sera du « Live » avec des crayons de couleur et de l’aquarelle.

Je n’imagine même pas une seconde faire une dédicace à la palette graphique avec une sortie imprimante.

De toute façon, c’est un vrai plaisir ces dédicaces, le collectif se retrouve souvent avec 5 ou 6 dessins de mains différentes.

Voilà donc cette dernière planche qui marque la fin de ma petite période BD dans l’année.

Sous l'eau
La dernière planche : Sous l’eau