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Nid sur l'eau

A qui appartient ce nid ?

Il y a des jours ou la nature compose des contrastes étonnants, que l’homme aurait bien du mal à reproduire.

Avec cette dominante de vert ponctué de cette tonique chaude on ne voit que lui sur cette mare.

De plus, l’animal semble doué en poliorcétique en montant cet abri à distance de nombreux prédateurs.

Mais justement, qui a construit ce nid ?

Je n’ai pas la réponse, mais si vous avez des pistes…

Nid au milieu de la mare
Cliquer pour zoomer

 

Valériane et syrphe

Valériane, plantain d’eau et autres trouvailles

Voici quelques photos réalisées sur les bords de la Somme.

L’invitée d’honneur du jour est la Valériane (enfin je crois). Au soleil ses ombelles prennent des teintes légèrement rosées, les fleurs tubulaires ont cinq lobes.

Au niveau des feuilles elles sont clairement opposées, découpées et sessiles.

Valériane feuilles

Un peu plus loin c’était un peu l’Amazonie (fond musical avec des croassements de grenouilles).

Arbre Pont

Ca fait également plaisir de voir un Lychnis fleur de coucou (Lychnis flos-cuculi), la floraison est assez fugace.

Lychnis fleur de coucou

Au bord du canal, un Plantain d’eau commun (Alisma plantago-aquatica) avec ses fleurs à trois pétales et ses feuilles en forme de lance.

Plantain d'eau commun

Et une Epervière orangée (Pilosella aurantiaca).

Epervière orangée
Avec des feuilles aussi poilues que des oreilles de souris.

Epervière feuilles

Feuilles impression

Cours d’aquarelle naturelle

Il y a des jours ou la nature nous donne des cours…

J’ai beau analyser cette aquarelle dans tous les sens, il faut reconnaître que c’est fait dans les règles de l’Art !

Pour faire une bonne aquarelle on utilise en général :

Pour le support :

  • Une surface plane bien tendue – ok
  • De couleur claire – ok
  • Qui absorbe l’eau – ok
  • Avec un léger grain – ok

Pour certains travaux on va incliner légèrement la surface afin d’éviter que l’eau stationne à l’endroit du dépôt. (le chemin a une légère pente c’est parfait).

Pour le travail « dans le mouillé » on va humidifier préalablement le support avant d’y déposer des pigments – Oui c’est également le cas…

Les pigments :

  • Ils peuvent être extraits de produits naturels – ok
  • Décomposés au moyen de procédés mécaniques ou chimiques – ok
  • Il faut utiliser les pigments les plus proches de la couleur originale du modèle afin d’éviter des mélanges qui seront moins fidèles au niveau saturation – ok

L’outil :

  • Il doit pouvoir contenir les pigments et l’eau – ok
  • Lors du transfert l’outil relâche la majeure partie des pigments (aidé par le support légèrement buvard) – ok

La technique :

  • Il est possible d’enduire le support d’eau pour créer un effet « mouillé » – ok
  • En mode tampon le but est de pouvoir reconnaître la forme, on adaptera donc le temps de « pose » avec le support.
  • Le geste doit être net lors de la pose et du retrait de l’outil – ok (on se demande même comment les feuilles ont pu se décoller si proprement)
  • Une fois le tampon retiré il est possible de sécher l’ouvrage au moyen d’un sèche cheveux ou tout autre moyen permettant d’effectuer du vent, il est même possible pendant cette étape d’orienter volontairement des coulures – ok

On aura donc bien compris qu’une bonne aquarelle ne doit rien au hasard.

C’est sur le chemin du Musée du Louvre à Lens, sur un sol battu par la pluie que se sont formées ces belles aquarelles.

Non seulement c’était beau, mais en plus il était possible de reconnaitre la plupart des feuilles par impression.

Je ne sais pas si c’est de aquarelle, de la photo, de la lithographie ou un peu des trois, en tout cas, ce n’était pas l’oeuvre d’un amateur, j’ai immédiatement reconnu le style de dame nature !

Pour ma part, c’était un peu moins glorieux, sous la pluie il était difficile de sortir mon mobile et faire les quelques réglages qui s’imposent. Au final, je n’ai pas réussi à donner toute la force de ce happening végétal !

 

Feuille trace