Sillon de Talbert

Sur le Sillon de Talbert

C’est un endroit un peu étrange situé dans les Côtes-d’Armor, une langue de galets avec une crête de sable qui s’avance dans la mer.

La photo qui peut résumer le lieu en un seul cliché doit se prendre à partir d’un avion. L’endroit est en effet très particulier, il nous conditionne tous dans une même direction en nous incitant à marcher vers le bout pour voir ce qu’il y a après.

Lagurus ovatus
Lagurus ovatus

Mais ce déplacement sur les galets doit surtout s’accompagner de regards sur les cotés et là on découvre plein de petits végétaux sympathiques comme ces « Queue-de-lièvre des sables » Lagurus ovatus, qui forment le gros des troupes au départ du sillon.

De l’autre coté on trouve également une petite lagune avec du Statice commun aux fleurs bleues, c’était la première fois que j’en voyais dans un milieu naturel.

Limonium vulgare
Limonium vulgare

Des Salicornes se trouvaient là également.

Salicornia
Salicornia

Enfin cette dernière plante qui me semble être un chou maritime, avec 4 pétales, mais je ne suis pas certain :

Chou
Chou ?

Bon au final je ne suis pas allé jusqu’au bout du sillon, mais c’est sans doute mieux pour cet endroit fragile qui ne mène nulle part ailleurs que dans l’introspection personnelle.

10 réflexions sur « Sur le Sillon de Talbert »

  1. bonjour Yann !
    un joli endroit ! pour le chou je ne pourrais t’aider car je n’y connais rien en plantes maritimes ! queues de lièvre maritimes je ne connaissais pas non plus ! il fait un temps superbe en ce moment et la saison des champignons à commencé j’espère faire quelques photos ! bon dimanche bises Cathline

  2. Les souvenirs que j’ai de cette région de la Bretagne, c’est la Côte de Granit Rose à Trégastel. Quelques clics et je descends de mes montagnes pour découvrir ce Sillon de Talbert et la Lavande de mer. Mon insatiable envie de découvrir me conduirait jusqu’au bout…. du sillon

  3. Bonjour Yann,
    La dernière plante n’est pas un chou marin, mais un Cakile maritima, le cakilier (comestible aussi, bien que, pour l’instant, je le rencontre trop rarement pour l’expérimenter. Je ne sais pas quand tu étais sur ce sillon… que je fréquente régulièrement en ce moment, vu que j’habite tout près ! On aurait pu se rencontrer en vrai ! Une autre fois, qui sait…
    Je disais à une amie venue l’année dernière dans cette Bretagne moins riante que celle du sud, qui se plaignait du vent, de la pluie, lesquels s’invitent souvent au milieu de quelques rayons de soleil, qu’il faut être un peu méditatif et contemplatif pour vivre ici… Le sillon de Talbert est un exemple type de ma réflexion, et j’encourage toujours ceux qui ont cette démarche de cette introspection personnelle !

  4. Le chou maritime est très reconnaissable car il ressemble vraiment aux choux cultivés qu’on connaît, c’est pourquoi elle est souvent bien protégée, quelques restaurateurs du coin ayant émis l’idée de la mettre dans leur assiette. Il est plutôt déliquescent en ce moment !
    Je vais publier sur mon blog quelques photos pour toi, ainsi tu la reconnaîtras facilement quand tu la rencontreras, si tes pas te mènent à nouveau par ici…

  5. Et bien, je n’ai pas eu le temps de répondre assez vite 🙂

    @Cathline : C’est effectivement la saison des champignons, il faut en profiter pour faire de merveilleuses photos avant qu’ils ne disparaissent. Merci pour le flux RSS.

    @Christine : Sur ma photo, il y a plusieurs galets de granit rose on voit bien qu’on est pas très loin de la baie de Perros Guirec. Je suis même certain qu’un minéralogiste n’aurait besoin que de cette photo pour positionner le lieu.

    @Colibri : J’étais sur le sillon le 5 août, en fait je suis allé au jardin botanique de Trédarzec et en fin de journée je suis remonté sur la côte. Il était tard et je devais ensuite repartir dans le Finistère. Je te remercie pour ton identification, je repartirais plus tard à la recherche de ce chou botanique, en attendant je vais aller sur ton blog pour mieux le repérer.

  6. J’ai vécu quelques années à Brest même… Merci Yann de m’envoyer un peu de cet air marin qui sens bon la Bretagne! Merci également pour ce petit cours de botanique, je serai certainement passée à côté sans rien voir…
    Je te souhaite une agréable journée

    1. Bonjour Kenza,
      On a tous un peu de breton en nous 🙂

      Et bien pour poursuivre dans cette voie sans issue, voici une petite photo de ce que je pense être un Panicaut maritime qui répond également par le petit nom de Chardon des sables.

      Panicaut maritime

  7. Je suis allée il y a bien longtemps et une seule fois sur le sillon de Talbert. C’est en effet un drôle d’endroit… Quant à la fleur bleue dont je ne connaissais pas le nom, je me rappelle que dans une autre vie, quand j’étais étudiante, j’en vendais sur le marché des lices à Rennes l’été. Si ce sont bien ces fleurs, elles sechent très bien et restent belles longtemps. Je les trouvais à l’époque dans la baie de saint Brieuc. Je ne sais pas si il y en a encore, je n’y vais pas souvent, voire même jamais. Mais à l’époque, elles ne manquaient pas !

  8. Et bien je trouve à peu près les mêmes plantes quand je me promène du côté de Cancale. La lavande de mer j’ose de moins en moins en cueillir car je me souviens des très grandes taches mauves qu’on voyait dans les prés salés et maintenant c’est moins fréquent!La salicorne, je n’ai pas encore franchi le pas d’en mettre en bocal comme les cornichons, il parait que c’est délicieux!

  9. Quand on arrive sur le Sillon de Talbert, il y a plusieurs panneaux qui indiquent qu’il est interdit de cueillir des fleurs, de ramasser des galets ou encore de marcher ailleurs qu’au bord de l’eau. C’est pas évident avec les enfants qui ont l’habitude de s’amuser sur des plages. On a encore de la chance de pouvoir circuler sur ce sillon qui reste un espace naturel protégé.

    J’ai déjà vu de la salicorne ailleurs en grande quantité, mais pour le statice c’était une grande première pour moi. C’est vrai que son nom latin « Limonium vulgare » nous indique que cette plante devait être très commune à une certaine époque.

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