Tous les articles par Yann

Habitant St-Quentin en Picardie, j'utilise aquarelles, crayons, photos et quelques autres techniques pour illustrer ce blog et le site espace graphique.

Il faut 8 ans pour avoir des kiwis

La liane qui produit des kiwis (Actinidia) vient de loin, mais pousse très bien dans toutes les régions de France. 

Il existe trois types de pieds : femelles, mâles et autofertiles.

Les amateurs de gros fruits privilégient une combinaison (exemple 1 mâle pour 2 femelles) afin d’avoir une bonne pollinisation. En ce qui me concerne j’ai acheté un Actinidia autofertile.

Les 4 premières années ça pousse doucement, on se dit que l’on aurait pu en mettre un peu partout dans le jardin.

(voir les articles précédents)

C’est après que la liane prend toute sa vigueur, on se retrouve avec de grandes vrilles de 3m qui partent un peu dans tous les sens (comme une Glycine).

Au bout de 7 ans on désespère en ne voyant aucune fleur alors que l’on est déjà en train d’élaguer la bête.

Cette année c’était la 8ème année et là, miracle j’ai eu trois fleurs au cours de l’été !

Après la floraison j’ai un peu perdu la trace de la fructification dans ce feuillage dense, mais finalement, j’ai bien eu 3 fruits de la taille de gros marrons que j’ai récolté fin septembre.

Leur goût était vraiment très bon, j’espère en avoir bien plus les années suivantes. Il paraît qu’une fois que c’est parti ça fournit beaucoup.

Le happening des champignons

Cette année c’est vraiment chouette, les feuillages changent de couleur jusqu’au bout ce qui donne des teintes magnifiques.

Cependant, en se promenant le nez en l’air à regarder les branches on rate le meilleur : Les champignons.

Bien souvent leur vie commence là ou la matière est en pleine débâcle, d’une décomposition il va créer une scène  éphémère, le temps une saison .

champignons et mousse

 

Ces artistes performeurs sont des spécialistes de l’installation de structures étranges, apportant de la fantaisie là ou on n’attendait plus rien.

Bois en décomposition

Dessin d’une euphorbe des bois avec des crayons de couleurs

Voici une mise en couleur de l’Euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides).

C’est un sujet assez commun, mais pour une famille botanique assez protéiforme.

Les Euphorbiacées ont la capacité de trouver des solutions pour la plupart des climats en prenant la forme de cactées, d’arbres à piquants, de plantes bariolées comme le croton, etc… etc…

On est bien plus renseigné en sachant qu’elles sécrètent presque toutes un latex bien irritant ce qui leur permet de tenir en respect la plupart des animaux (prévoir des gants).

L’Euphorbe des bois, dispose de pièces botaniques est un peu déroutantes. Il faut ouvrir un manuel pour comprendre à quoi servent ces différentes parties.

L’inflorescence du genre « Euphorbia » est nommée Cyathe et regroupe plusieurs particularités.

L’involucre est la pièce en forme de coupelle que l’on distingue de loin.  Dans un étage intermédiaire de l’ombelle, deux bourgeons se forment sur les cotés afin de produire les niveaux supérieurs.

Au centre de la coupelle, on distingue des fleurs mâles avec des étamines jaunes, autour ce sont des glandes à nectar qui ont la forme de croissants.

La fleur femelle quand à elle, retombe de l’axe central et va grossir pour donner un fruit qui va pendre comme la battant d’une cloche.

La couleur vert anis du feuillage donne une tonique dans un jardin. Certaines euphorbes produites par des horticulteurs sont exploitées pour illuminer des massifs de ce vert si sulfureux.

Le monde des ombellifères – Heracleum sphondylium

J’ai longtemps fui comme la peste cette famille botanique, ce qui peut un peu expliquer mon intérêt tardif.

J’ai choisi d’illustrer les Apiacées (Ombellifères) avec la Berce commune également connue sous le nom Heracleum sphondylium.

On en trouve un peu partout en août. Avant l’identification  je ne savais pas son degré de toxicité, j’ai donc pris des gants.

Selon certaines sources elle est comestible et rentre dans la composition de différentes recettes, pour d’autres elle est faiblement toxique car elle contient un agent qui sensibilise la peau au soleil.

Ce qui est certain c’est qu’il ne faut pas la confondre avec sa soeur géante, la Berce du Caucase qui est assurément dangereuse.

La Berce Commune qui porte bien son nom se trouve assez facilement. Dans la famille des Apiacées (Ombellifères) on aime bien les bordures de champs. 

En même temps que la Berce j’ai cueilli une angélique des bois, au bout d’une heure sans eau et au soleil, les têtes de l’angélique se recourbaient alors que la Berce semblait ne pas être affectée par ce dur traitement. Elle dispose en effet d’une tige légèrement cannelée ce qui lui donne de la « tenue ».

La Berce commune à une ombelle qui forme un beau plateau plat alors que l’angélique a une terminaison florale plus proche de la demi-sphère.

Il y a bien entendu d’autres petit détails de botanistes pour faire la différence. Pour moi la méthode du dessin m’a permis d’apprendre en détaillant les pièces florales.

(Un clic sur l’image pour agrandir).

Aquarelle de Berce commune
Heracleum sphondylium (Berce commune)