Tous les articles par Yann

Habitant St-Quentin en Picardie, j'utilise aquarelles, crayons, photos et quelques autres techniques pour illustrer ce blog et le site espace graphique.

Le jour du perce-neige

Voilà, c’est fait : un Perce-neige sur son lit de glace.

(C’est un perce-neige double)

A priori, une photo banale. Pourtant la probabilité d’avoir à la fois la fleur et la neige ne s’était pas présentée depuis plusieurs années.

Bien entendu dans d’autres régions plus montagneuses le phénomène doit se produire plus souvent, avec même peut-être le petit rayon de soleil qui m’a manqué, pour donner de la chaleur à cette photo.

On voit bien que le petit végétal reste solidement campé et maintien la glace à l’écart.

La photo a été prise avec mon nouveau téléphone, le Samsung Galaxy SII, ce qui me permet de monter en définition ou de pouvoir recadrer dans les photos. Il me faudra encore sans doute quelques semaines avant de maîtriser un peu mieux les réglages.

Pattes d'oiseau dans la neige.
Un peu plus loin, des pattes d’oiseau dans la neige.

Une semaine plus tard une autre couche de neige est tombée, j’ai cette fois pris un Perce-neige simple (Galanthus nivalis) dans les mêmes conditions.

Galanthus nivalis - Perce-neige
Galanthus nivalis – Perce-neige (fleur simple)

Jet d’Asplenium scolopendre

C’est vrai que cela prend du temps de faire de la BD, mais dans tout album, il y a toujours des cases un peu vides ou la mise en couleur est plus simple. C’est le cas ici.

Comme c’est un effet de mouvement, je pense qu’il ne faut pas trop charger de toute manière.

Je n’ai pas révisé l’anatomie classique, ni celle des amphibiens, cela se voit sans doute un peu sur la main/palme. Par contre c’est normal si il n’y a que 4 doigts.

En fait le personnage tient un peu du dendrobate pour sa couleur orange, j’ai essayé avec des tâches, mais c’était moins lisible.

Voilà, pour ce qui suivent les tribulations de cette petite BD, la fougère est lancée, on est à présent en vol et la température extérieure fait 18 degrés.

Aquarelle de Rafflesia et de sa vigne Tetrastigma

Je viens de terminer cette aquarelle qui concerne une fleur bien particulière : La Rafflésie (Rafflesia).

Elle se partage le titre de la plus grande inflorescence du monde avec l’Arum titan (Amorphophallus titanum).

Ces deux plantes indonésiennes émanent une puanteur propre à attirer certains types de coléoptères et ont une taille que l’on peu qualifier de monstrueuse (1m de large dans certains cas).

Si l’Arum titan dispose de multiples fleurs sur un spadice, la Rafflésie elle, se paye le luxe de ressembler à une fleur au schéma classique avec 5 lobes pétaloïdes bien colorés.

A la manière d’un champignon, elle va éclore sans feuilles en parasitant par ses filaments une vigne robuste (Tetrastigma) qui domine la canopée. La vigne Tetrastigma prend ses racines au pied des grands arbres de la forêt équatoriale, inutile de dire que la Rafflésie est difficile à acclimater ailleurs.

Profitant de son hôte pour le gîte et le couvert, la Rafflésie peut fleurir hors sol comme le ferait le gui, un autre parasite bien de chez nous.

Rafflesia et Tetrastigma
Rafflesia et Tetrastigma