Archives de catégorie : Photos

Rhizomes de nénuphar

Le Nuphar lutea est un nénuphar jaune de la famille des Nymphéacées.

Habituellement ses rhizomes sont au fond de l’eau on ne peut pas les voir, pourtant, au mois d’octobre d’étranges concombres blancs et charnus flottent à la surface des étangs.

Leur surface comporte des cicatrices circulaires, reliquats de la disparition des pétioles.

Chez cette plante, les représentations des feuilles et des fleurs sont très courantes, les fruits (baies) et les rhizomes sont par contre moins exposés aux regards des photographes.

C’est pourtant grâce aux rhizomes que la plante peut rapidement s’étendre sur de grandes surfaces à partir d’un même individu.

La pollinisation croisée intervient seulement quand le pollen voyage d’une fleur à l’autre.

Au centre de la fleur, les stigmates forment un disque qui sera découvert progressivement par l’ouverture des tépales. Cette astuce favorise en premier la fécondation de la partie femelle avec par exemple l’atterrissage de coléoptères qui viennent d’autres fleurs.

L’ouverture des tépales laissera ensuite a découvert les étamines, la partie mâle de la fleur.

Nuphar lutea (fruit et disque des stigmates)
Nuphar lutea (fruit et disque des stigmates)
Nuphar lutea
Nuphar lutea (Fleur)

Bizarrerie de la nature : La fleur de Ruscus aculeatus

Le Ruscus aculeatus est de la famille des Asparagacées, comme l’asperge, il produit une sorte de feuillage qui est parfois utilisé par les fleuristes.

La plante à une croissance lente, le lichen sur cette photo témoigne de l’aspect persistant de cet arbuste.

Le Ruscus sec est très durable et peut même être peint avec une bombe or pour des décorations de Noël.

Le gros inconvénient c’est qu’il est très piquant, il porte le nom vernaculaire de « Fragon faux houx » ce qui peut donner une indication sur ses qualités défensives. Dans un bois, les animaux vont faire le tour plutôt que de traverser un massif de Ruscus.

Les fleurs miniatures disposent de 6 tépales et sont implantées au milieu d’une fausse feuille (le cladode), dans cette famille la tige verte se charge de faire de la photosynthèse.

Une baie verte puis rouge prendra bientôt la place de la fleur au centre du cladode.

Si certaines parties de la plante peuvent être comestibles, il ne faut pas consommer la baie toxique, mais qui s’y risquerait avec une telle protection ?

Baie de Ruscus
Baie de Ruscus

Berce du Caucase ou Heracleum mantegazzianum

La Berce du Caucase est connue pour être une grande plante invasive et dangereuse.

Au niveau technologique la Berce a quasiment tout optimisé pour sa reproduction :

  • Ses tiges velues ressemblent a des colonnettes de style dorique, ce qui nous attire immanquablement pour l’admirer, la rompre et la déplacer.
  • Elle recouvre le sol de feuilles épaisses qui ne laissent aucune chance aux autres végétaux dans la compétition de l’espace et de la lumière.
  • La section d’une tige a tous niveaux donnera dans l’année de nouveaux rejets et de nouvelles cymes
  • Les nombreuses graines de l’ombelle tombent de 3 à 4m haut et se disséminent loin
  • Dans le sol une graine peut encore repartir après une dizaine d’années

Elle dispose surtout d’un poison très irritant qui rend photosensible la peau après un contact. Les brulures sont sévères et durables.

Donc si vous en avez dans votre jardin n’essayez pas de la couper à bras nus ou de la déplacer, renseignez-vous sur les mesures à prendre.

http://cap.chru-lille.fr/GP/magazines/96637.html

Heracleum mantegazzianum
Heracleum mantegazzianum

Floraison de l’orchidée Vanda

Un Vanda est vendu généralement sans substrat, pendu à une nacelle avec des racines aériennes fort développées.

Dans une serre, son arrosage se fait par vaporisation régulière, les gouttes tombant sur le sol ce qui recrée une atmosphère humide, chaude et lumineuse.

Hampe de Vanda
Hampe de Vanda

Pour entretenir celui-ci dans un salon, on utilise un tube en verre qui permet de « bassiner » la plante régulièrement afin que les racines continuent à se développer. Une fois trempées les racines grises deviennent vertes et ressemblent à des haricots.

Pour rester honnête, le Vanda présenté ici n’est pas le mien (le mien n’a pas fleuri cette année), néanmoins, entouré d’orchidophiles, je me dois de faire cette présentation sur cette re-floraison qui défie toujours la conception habituelle d’une plante (des racines dans de la terre ou de l’eau).

Chez les orchidacées on trouve toutes les couleurs du spectre (le noir n’étant pas une couleur) et ce Vanda complète cette gamme avec le bleu qui reste assez exceptionnel.

Orchidées
Orchidées