Cocon

Des cocons dans les aubépines

Entre les deux caps gris nez et blanc nez, il y a une lagune vallonnée qui fait face à l’Angleterre.

 

Lande du Pas-de-Calais

Les chemins qui mènent à la plage sont bordés d’aubépines et autres rosacées à pointes. On y trouve en ce moment des cocons de soie d’une dizaine de centimètres et il faut en regarder plusieurs pour découvrir quel insecte fabrique cette nurserie.

Gazé

A priori ce sont des chenilles qui sont logés dans ce tissu blanc, elle ressemblent à celle du Gazé (Aporia crataegi), sans aucune certitude de ma part, surtout à ce stade de la larve.

Bien entendu on aime pas trop voir des chenilles, mais cette aversion est compensée par la beauté des papillons.

Entre les deux il y a la chrysalide, sorte d’hopital portatif ou certains organes sont déplacés à l’intérieur du corps pour être reconnectés ailleurs, un papillon est toujours un miracle chirurgical.

En arrivant sur la plage, j’ai aperçu une plante de lagune assez étrange avec un bouquet de fleurs blanches au milieu de la feuille grasse :

Plante de laguneEncore une inconnue pour moi, je vais ouvrir mon petit livre de botanique afin de trouver son petit nom.

C’est la fin de ce petit tour sur les plages du Nord et comme mon pc a été réparé, je peux à présent vous faire partager ce coin de plage.

 

13 réflexions sur « Des cocons dans les aubépines »

  1. Ce sont des chenilles sociales, peut-être même celles du Gazé effectivement. Les plus connues sont les Processionnaires du pin, qui sont très urticantes. Mais il en existe d’autres dont plusieurs sont inoffensives (mais quand-même gourmandes :-/).
    Ce lien t’en dira un peu plus sur celles que tu as vues : http://www.insectes.org/opie/pdf/2861_pagesdynadocs505c10fa45e31.pdf‎

    Par contre, je ne peux pas t’aider pour la petite fleur blanche !

    1. Ha ben le lien ne va pas au bon endroit… Si tu cherches « chenilles sociales » sur notre ami le moteur de recherche le plus connu, tu tomberas sur le bon lien.

      1. Merci pour l’information,
        Cet endroit me semble en équilibre instable avec la plage , je vais éviter d’y prélever cette petite plante bien sympathique.

        J’ai mangé cette année un peu de pissenlits sauvages de mon jardin, c’est déjà une grosse expérience pour moi 😉

  2. Bonjour Claire,
    Je te remercie pour tes informations. De mon coté j’ai recherché le nom de cette plante de rivage à 5 pétales. Cela doit être une Claytonia perfoliata, comme son nom l’indique elle a des feuilles perfoliées qui entourent l’axe de la tige. Bon pour les pointilleux ce sont sans doute plus des bractées que des feuilles. C’est sur ce détail que j’ai pu retrouver la description botanique.
    Bon weekend.

  3. Pour la plante c’est bien la claytonie perfoliée
    Quant au »nid » j’aurais dit à première vie que ça ressemblait à des chenilles processionnaires … sales bêtes! Mais sans conviction aucune
    Merci pour ce partage et très bonne journée à toi

    1. Bonjour Kri,
      Je pense que tu dois avoir plus de Claytonie perfoliée dans ta région, moi c’est la première fois que je vois cette plante. En ce qui concerne les chenilles, il n’est pas exclu que sur deux photos ce soit des nids différends, déjà que l’arbuste n’est pas le même (on le voit avec les feuilles).

  4. Je crois que les chenilles processionnaires font leur nid dans les pins…. en tout cas chez nous en Bretagne…. C’est peut être différent pour ton coin !
    Quant à la fleur, je ne m’aventurerai pas à en parler, je n’en ai jamais vu !

  5. La montie perfoliée, je l’ai vu en abondance aussi sur le littoral, en Bretagne à Saint -Briac, près de Dinard et je l’ai découverte à cette occasion! Elle varie beaucoup en taille, d’ailleurs!

    1. Merci Claire pour ton éclairage sur sa répartition. Ce n’est pas une plante de grande taille, mais quand elle se détache sur du sable elle devient bien plus visible.

  6. Bonjour ce matin je viens de découvrir les aubépines sont remplis de nuis de chenilles comment les détruirez je suis en seine-marne et mes aubépines ont 30ans du jamais vue des arbres qui ont était greffé

    1. Bonjour Bezault,

      Notre climat change et bien entendu les insectes ont la capacité de remonter plus au Nord pour s’ouvrir de nouveaux territoires.

      Si de nombreux insectes disparaissent c’est bien entendu ceux qui ont un mode de développement plus agressif qui résistent.

      A priori il y a des essences d’arbres et arbustes qui sont plus appréciées que d’autres par ces chenilles, on peut sans doute jouer sur ce facteur dans les jardins en évitant ces végétaux.

      Dans les espaces naturels c’est différent, la répartition des essences s’ajuste en permanence.

  7. Bon je relis les commentaires de cet article et je me rends compte que trois experts m’ont donné des noms différents pour une même plante.

    Un végétal peut avoir plusieurs noms mais ici l’identification me semble quand même à re-vérifier. La première chose est d’éviter de consommer cette plante 😉

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