Tous les articles par Yann

Habitant St-Quentin en Picardie, j'utilise aquarelles, crayons, photos et quelques autres techniques pour illustrer ce blog et le site espace graphique.

Ophrys-apifera

J’ai bravé la pluie avec mon portable pour prendre en photo cette orchidée sauvage.

Un Ophrys apifera (Ophrys abeille). Les orchidacées sont de nature a accumuler les ressemblances avec les insectes, celle-ci en est un bon exemple.

C’est un leurre à abeilles qui a un mimétisme remarquable et un arsenal odorant très au point.

Le but est que l’abeille cherche à s’accoupler avec la fleur, mais il y a plusieurs plans :

  • Plan A : L’abeille va se frotter aux deux pollinies (petite sacs jaunes sur la photo). Au pire elle s’en poudrera le dessus de la tête et va embarquer ce matériel génétique sur une autre fleur.
  • Plan B : Les deux pollinies se collent sur la tête de l’abeille. L’insecte ne va pas se débarrasser de ces cornes de sitôt. Elle va les emmener et faire un tour dans la prairie, qui sait si elle ne rencontreront pas une autre Ophris apifera?
  • Plan C : Les Pollinies se recourbent parfois en fin de saison et rentrent en contact avec le stigmate, c’est une autofécondation.

ophrys autofecondation

La fleur fécondée de façon A,B ou C va donner une gousse qui va se fendre en séchant et semer au vent de très nombreuses graines presque invisibles.

Il faudra énormément de chance pour qu’une de ces graines rencontre le filament d’un champignon. Celui-ci va percer la graine et l’irriguer régulièrement de substances nutritives.

Dans le cas du plan C (l’autofécondation) il y a une forte probabilité pour que la plante se trouve seule au milieu d’une prairie. En s’autofécondant l’ophrys augmente les probabilités de mutations génétiques et donc de trouver une solution technologique au problème extérieur.

Si vous souhaitez poursuivre cette lecture par un texte bien documenté, je vous conseille celui-ci :

http://nicolas.helitas.pagesperso-orange.fr/la_famille_des_orchidees.htm

Aristolochia Littoralis

Voici un autre coup de cœur lors de ma visite des Serres d’Auteuil, cette Aristolochia Littoralis est une très belle liane qui pousse originairement en Amérique centrale sous la protection des arbres (ce qui est le cas dans cette serre).

Elle serait toxique, mais bon je ne vois pas qui va aller goûter tout les végétaux qu’il trouve sur son chemin 😉

 

Mue d’insecte sur une feuille de framboisier

Pour revenir à un article précédent sur le kiwi, j’ai arrêté de prendre en photo la progression des petits œufs, vu que cela ne bouge plus beaucoup (mais si il y a du nouveau, je placerais de nouvelles photos).

Voici donc un truc plus amusant, qui ressemble à une mue et qui se déroule cette fois sur une feuille de framboisier.

AlienVoici la photo de départ, qui est franchement pas ragoutante, surtout quand on ramasse les framboises.

Parfois la partie gélatineuse se lève en colonne, cramponnée à la feuille avec une sorte de ventouse à crochés.

Avec le temps, la larve devient plus rouge et prend des tâches, ce qui est déjà plus intéressant.

On verra bien ce que cela va donner, en attendant je retourne à ma peinture.

Mue en cours
Mue en cours
Sortie de mue
Sortie de mue

Ceci n’est pas le mont Saint Michel

J’ai repris mes pinceaux (et surtout le crayon) pour faire cette scène de genre (de quel genre ?).

Cela démarre par des photos de nymphéacées, puis une aquarelle, puis à force d’en prendre en photo un peu partout, je suis allé voir ceux de ma ville qui sont nombreux et sont un plaisir à prendre en photo.

Donc le sujet n’est pas le Mont Saint Michel si bien décrit par Bretagne, mais…

La Collégiale de Saint-Quentin.

C’est vrai que sous certains angles on s’y croirait, j’ai mis deux photos côte à côte et l’ombre chinoise et presque identique.

Voilà pour l’arrière plan et surtout comment j’en suis arrivé à ce sujet qui n’est pas habituel chez moi.

Bien entendu cela n’a rien de surréaliste, mais on verra quand j’aurais terminé de peindre à quoi cela va ressembler (vu qu’il faut toujours ressembler à quelque-chose).

J’en profite pour faire un peu de pub pour mon ami Gwenaël. Il a réalisé vaillamment à l’aquarelle un album illustré reprenant des vues uniques et superbes de cet édifice.