Nautile

La spirale du Nautilus macromphalus

Ce dessin a été réalisé pour illustrer la suite de Fibonacci et notamment la construction d’une spirale.

C’est un vieux projet qui est resté en suspens car je manquais de documentation.

En visitant le Jardin des plantes à Paris et notamment les galeries d’anatomie comparée et de paléontologie, je me suis retrouvé face à un exemplaire de Nautilus macromphalus (Sowerby). Une espèce de nautile originaire de l’Océan Pacifique. C’est moins impressionnant que les dinosaures que l’on voit en contrebas, mais on se rattache toujours un peu à ce que l’on connait quand on fait une visite.

Après avoir réalisé une photo et repris le dessin au crayon, je suis ensuite passé à la palette graphique pour les couleurs.

A l’heure d’Internet, voir en vrai le squelette d’animaux communs ou disparus est un privilège car on peut tourner autour ou s’approcher. C’est simplement essentiel quand on veut dessiner ou comprendre un objet, son fonctionnement, sa matière.

Merci à Claire et son blog pour sa description du nautile.

10 réflexions sur « La spirale du Nautilus macromphalus »

  1. Géométriquement, tu l’as mieux réussi que moi !
    C’est vrai que dessiner d’après nature ou d’après photo, ça change toute la perception que l’on peut avoir et le résultat final est souvent bien différent…

  2. Merci pour tes compliments, ton nautile est très bien peint.
    Je suis désolé, je n’ai pas été bavard sur l’écologie de l’animal, un lien vers ton blog m’a semblé approprié.

    1. Bonjour Christine,
      Le nautile est sympathique pour celui qui aime dessiner des spirales en 2D, car l’axe est de symétrie est bilatéral (comme l’humain).
      Voici un site qui montre le nautile de face, ce que je n’ai pas pu représenter :
      http://huitresandco.over-blog.com/article-5323261.html

      L’escargot est à mon avis plus complexe car la spirale s’enroule en partant sur un des cotés. A dessiner en 3D cela doit être beaucoup moins facile.

      Je suis allé chercher une coquille d’escargot pour en faire une coupe. Le premier escargot a explosé sous la scie.

      Dans le second les cloisons étaient en mauvais état.

      Pour le troisième escargot, j’ai essayé une autre méthode : le ponçage.

      J’ai essayé de le poncer avec un os de sèche (c’est ce qu’il y a de plus doux en abrasif). J’ai obtenu de la nacre, mais cela retirait trop peu de matière…

      Avec un papier de verre normal, cela va beaucoup plus vite, mais une coquille d’escargot c’est bien plus fin que celle d’un nautile, j’ai donc appuyé doucement.

      Voici le résultat :
      Coupe d'un escargot

      Cette petite expérience permet de prouver que la spirale de l’escargot forme une vis alors que celle du nautile reste sur un même plan 🙂

  3. Quel travail, je vois que rien ne t’arrête mais le résultat en vaut la peine. Merci. En plus j’ai ris en lisant ta démarche pour obtenir ce résultat. Le site huitresandco est vraiment bien documenté, j’ai même trouvé le nom de petits escargots très présents dans ma région.

  4. C’est vrai que c’est très expérimental mais au moins c’est prouvé !
    Aujourd’hui j’aurais du prendre la pelle à neige pour essayer de trouver un malheureux escargot…

  5. Merci Claire,
    Il est rare que l’on parle du méristème sur Internet. Je n’ai pas abordé ce sujet d’expert, mais l’article que tu as cité en fait une bonne démonstration.

    Je suis comme toi, je ne sort pas le compas quand je fais une aquarelle. Néanmoins nous avons le compas dans l’œil, ce qui implique qu’un cerveau bien entrainé positionne les angles de manière presque parfaite.

    Je ne parle pas non plus des insectes qui ont des yeux à facettes, on sait que cela leur permet de se repérer par rapport au soleil. En partant de chez eux ils ont une lucarne qui s’allume, en revenant ils prennent la lucarne située à la symétrie.

    Pour la détection du nombre de pétales cela doit être très pratique (enfin c’est mon avis).

    En fait ce n’est pas sûr du tout…

    Nous avons deux yeux, ce n’est pas pour autant que l’on est plus réceptifs à la symétrie bilatérale (droite gauche). Par contre c’est très pratique pour voir les choses en volume.

    Les insectes, si ils ne voient pas forcément des angles spéciaux comme des hexagones pour les abeilles, ils y a fort a parier qu’ils ont une vision de la 3D beaucoup plus précise que nous.

    En fait ce n’est pas sûr du tout…

  6. La coquille de l’Ammonite et celles du Nautile fossile ou actuel
    s’enroulent dans un plan, selon une spirale.
    Celle de l’Escargot est un cône qui s’enroule en hélice autour d’un axe; un simple schéma le montrerait.

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