Tous les articles par Yann

Habitant St-Quentin en Picardie, j'utilise aquarelles, crayons, photos et quelques autres techniques pour illustrer ce blog et le site espace graphique.

Culture et préparation du wasabi

Le wasabi est un condiment japonais qui se présente souvent sous la forme d’une pâte verte de la taille d’une noisette sur le rebord d’une assiette de sushis.

Le goût est aussi fort que la moutarde, il est donc recommandé d’en diluer un peu dans la sauce pour commencer. Cette épice est généralement présente dans un sushi ou un maki pour jouer avec les saveurs du poisson.

Je vais faire un peu de cuisine pour expliquer, même si je laisse ce genre culinaire à Colibri.

Préparation : 

La racine est frottée sur une râpe (ici une râpe traditionnelle en peau de requin), on obtient une pâte qui doit être consommée juste après. La préparation pique un peu les yeux, il faut donc être prudent. Il est possible d’utiliser également les feuilles qui ont un goût proche.

La plante :

Le Wasabi japonica pousse à l’état sauvage le long de petits cours d’eau vive au Japon. Mais bien entendu il y a un mode de culture plus industriel pour fournir la demande.

Le wasabi est une plante de la famille des Brassicacées ou crucifères, les fleurs ont effectivement 4 pétales en forme de croix.

En Europe le raifort peut servir de remplaçant épicé, même si le goût n’est pas tout à fait le même.

 

Photo prise sur un stand de démonstration culinaire  à Japan Expo.

Le maillot de bain de l’été pour l’tiote bestiole

L’été est là alors il faut penser  à trouver une tenue adaptée à ma grenouille salamandre (je ne sais plus bien), il risque de faire très chaud au bord du marais.

Ce dessin avait été fait pendant une séance de dédicaces du dernier collectif de la Lanterne à BD, j’avais une nouvelle boîte de crayons de couleurs, il était important que je m’entraine avant de dessiner en live sur les pages de garde.

Il faut du temps pour concevoir un personnage, il faut souvent reprendre le dessin ce qui permet d’ajouter ou de retirer des éléments. Personnellement en dehors des dédicaces, je dessine très peu sur ce sujet.

Bretagne buissonnière qui est à fond dans les poules et coqs me propose de participer à son univers, je ne sais pas si je serais à la hauteur. Il faut dire qu’il n’y a pas beaucoup de poules dans mon marais à part les poules d’eau 🙂

Pour les Macareux de Claire où ceux d’Hélène, même si je passe pas loin des 7 îles, j’aurais beaucoup de chance si j’arrive à en dessiner un, mais c’est vrai que c’est un oiseau qui permet de jouer avec les couleurs, notamment sur le bec.

En tous cas j’ai une nouvelle boîte de crayons de couleurs (Faber-Castel Art Grip) et il semblerait qu’il vont pouvoir prendre la relève de mon ancienne boîte qui doit avoir plus de 20 ans.

Le critère pour moi est d’obtenir une couleur très saturée sans devoir appuyer comme une brute sur la mine, cela parait bête mais c’est important dans une journée de dédicaces.

J’utilise également l’aquarelle, mais comme il y a un temps de séchage, c’est pas toujours adapté à la situation d’un stand. De plus il faut pouvoir rester concentré sur le geste pendant que l’on discute. Je sais que Claire arrive à peindre de superbes aquarelles de roses dans ces conditions mais il faut l’avouer c’est pas donné à tout le monde.

Pourquoi des flammes dans ce dessin ? Il y a du méthane qui de dégage du fond marais, celui-ci remonte sous la forme de bulles. Théoriquement celui-ci peut s’enflammer et donner lieu a un feu follet. Je ne sais pas si quelqu’un a réussi un jour à prendre en photo ce phénomène, mais cela fait parti du folklore.

Bon je vais pas raconter de carabistouilles, c’est surtout pour donner un caractère épicé à ce personnage.

Donc voilà « ch’est eune tiote bestiole » rhabillée pour l’été.

Avec les pinces à linge
Avec les pinces à linge

Le bourdon et le deutzia

C’est pas trop la fête des hyménoptères en ce moment, mais il y en a qui ont quand même trouvé un bon plan comme ce bourdon des prés.

Perché sur une fleur de deutzia, un superbe arbuste de la famille des hydrangeacées, celui-ci semble avoir fait le plein.

Deutzia
Deutzia, inflorescence

Le deutzia est souvent utilisée dans les haies, ses feuilles sont opposées lancéolées. ses fleurs rose tendre sont disposées en panicules, elle disposent de 5 pétales réguliers.

Deutzia arbuste
Deutzia arbuste

Fructification de l’Heliconia

L’Heliconia est certainement un des plus lourds végétaux que l’on ose mettre dans un bouquet. Il a la taille d’un sceptre avec sa tige robuste et le développement spectaculaire de ses bractées. On les appelle parfois balisiers ce qui résume bien l’impact visuel qu’ils doivent opérer en forêt. La famille botanique des Heliconiacées dépend de l’ordre des Zingiberales ou on va retrouver les bananiers les cannas ou encore le gingembre.

Pour réussir un bouquet avec un Heliconia, on y ajoute généralement d’autres fleurs exotiques robustes et quelques feuilles trés larges comme de la Monstera.  Avec ce végétal difficile d’échapper à un arrangement contemporain on est généralement dans une structure composée d’éléments verticaux et de plans horizontaux.

Il est nécessaire de lier le tout avec une solide accroche de Raphia.

A éviter comme bouquet de mariée,  ce bouquet se place dans un énorme vase ou il va donner tout son potentiel.

On ne voit pas toujours les fleurs protégées par ces superbes bractées colorées et comme cette plante nécessite une climat trés humide et chaud on ne sait pas bien à quoi ressemble la fructification (c’était mon cas).

Voici donc l’illustration de ce que cela donne avec un Heliconia collinsiana (ci-dessous). L’infrutescence  retombe ce qui le rend encore plus spectaculaire.

Heliconia collinsiana
Heliconia collinsiana – Kew Gardens