En décembre il est possible de faire des photos de neige, mais il y a beaucoup moins de lumière dans la journée qu’en mars. Quand c’est exceptionnel, il faut en profiter pour faire quelques photos.
Quelques plantes ont trouvé des petites stratégies pour coloniser le terrain dégagé.
Les graines de tulipe sont encore dans leur tour d’ivoire, la capsule ne retient plus grand chose, mais suffisamment pour attendre la fin de cet épisode exceptionnel.
La bruyère carnée (Erica carnea) laisse tomber ses clochettes sur le sol blanc, la mission s’achève ici.
Bruyère d’hiver
Avec les 30 à 40cm de neige le Perce-neige a été complétement recouvert, les tiges et les feuilles se sont couchées mais vont forcer le passage et se redresser dès que la couche de neige sera plus mince.
Sortie du Perce-neige
La Primevère acaule se dégage rapidement des débris de l’hiver et va profiter des premiers pollinisateurs.
Ce dessin a été réalisé pour illustrer la suite de Fibonacci et notamment la construction d’une spirale.
C’est un vieux projet qui est resté en suspens car je manquais de documentation.
En visitant le Jardin des plantes à Paris et notamment les galeries d’anatomie comparée et de paléontologie, je me suis retrouvé face à un exemplaire de Nautilus macromphalus (Sowerby). Une espèce de nautile originaire de l’Océan Pacifique. C’est moins impressionnant que les dinosaures que l’on voit en contrebas, mais on se rattache toujours un peu à ce que l’on connait quand on fait une visite.
Après avoir réalisé une photo et repris le dessin au crayon, je suis ensuite passé à la palette graphique pour les couleurs.
A l’heure d’Internet, voir en vrai le squelette d’animaux communs ou disparus est un privilège car on peut tourner autour ou s’approcher. C’est simplement essentiel quand on veut dessiner ou comprendre un objet, son fonctionnement, sa matière.
Merci à Claire et son blog pour sa description du nautile.
Pour illustrer cet article, j’ai choisi une poignée de portail en forme de fleur, car celle-ci a la particularité de tourner pour nous ouvrir le passage du profane* au sacré.
Dans la Basilique Cathédrale de Saint-Denis reposent d’autres marguerites célèbres, cependant cette fleur n’est pas emblématique de cette nécropole royale.
En effet on y trouve également de nombreuses fleurs de lys sculptées à la verticale ou à l’horizontale (sur les gisants). De manière géométrique, la rotation de la fleur est donc de 90°, la symbolique de cette rotation pour un humain nous indique souvent la mort.
Henri II avec fleurs de Lys.
Couronnes, boucliers, une bonne centaine de fleurs de lys horizontales se trouvent représentées ici.
Pourtant, le symbole le plus repris à Saint-Denis est celui d’une fleur à 6 pétales, visible notamment au niveau des rosaces.
Ducs d’OrléansRose du transept Nord de Saint-Denis
Ce motif se retrouve sous plusieurs formes avec une version ou la fleur repose sur sa pointe, une autre plus stable ou la rosace repose sur ses deux pétales.
Dans la rose du transept, de nombreuses phases en marge décomposent cette rotation.
On retrouvera cette version stable sur deux pointes dans la Cathédrale de Reims.
Pour la plus commune, le motif à 6 lobes qui repose sur la pointe, il suffit de regarder le dallage de la chapelle de la Vierge pour être convaincu que celui-ci est le Lis de la Madone.
Dallage de la Chapelle de la Vierge
C’est ici sous nos yeux : Le Lis (Liliacées), vu du dessus a 6 tépales identiques et symbolise couramment la Vierge Marie.
La fleur de Lys est un Iris (Iridacées). Vu de profil, il est le symbole de la royauté en France. Botaniquement, il dispose également de six pièces florales, 3 pétales et 3 sépales.
Cette réserve naturelle est un peu particulière, elle est cernée par une ville. Quelques chemins pour les visiteurs bordent discrètement ses contours en offrant en été quelques angles de vue dans une végétation dense.
La ville reste invisible, mais chaque heure le bruit sourd d’une cloche parvient à traverser la masse naturelle, c’est très particulier.
On imagine parfois pouvoir passer au milieu des taillis, faire un « raccourci » mais c’est une très mauvaise idée.
En hiver notre vision gagne de la distance, suffisamment pour comprendre que ce marais est un labyrinthe naturel ou l’eau succède à des rives instables, un lieu interdit.
C’est le royaume des oiseaux et autres petites bêtes qui y trouvent un parfait refuge. Ils viennent parfois nous voir, pour la photo ou quelques miettes de pain.
Mousse après la neigeOeuf sur le cheminPrêle en décomposition
Mon petit journal graphique
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