Tous les articles par Yann

Habitant St-Quentin en Picardie, j'utilise aquarelles, crayons, photos et quelques autres techniques pour illustrer ce blog et le site espace graphique.

Aquarelle de nymphéa rose

En classant les familles botaniques par nombre de pétales, je ne pouvais pas faire l’impasse sur les nymphéacées.

En effet après la Ficaire Fausse renoncule qui présente 8 pétales, j’ai bien du mal à trouver un représentant avec une géométrie stable au dessus.

Je lorgnais donc du coté du nymphéa qui va royalement se stabiliser à 28 pétales (pour celui de cette aquarelle).

Bien qu’habitant dans une ville traversée par un marais (et il y a des nymphéas) il n’est pas forcément évident de les prendre en photo. Celui-ci est le fruit de la composition d’un jardinier sur les bords de Loire.

Après avoir recherche dans la documentation, je pense que cette fleur rose est un Nymphéa ‘Attraction’.

La lettre phi serait une composante du mot « nénufar » ce qui est un appel direct au nombre d’or (1,61803399) en cherchant bien la fleur doit obéir à une répartition basée sur ce nombre.

Plus sérieusement, la nymphe personnage légendaire et aquatique nous donne plus de pistes pour la sémantique du nymphéa. A vouloir trop s’approcher de ces fleurs on finit bien souvent par tomber dans l’eau, la nymphe est donc bien gardée.

Je termine cet article en remerciant Claire Felloni pour ses explications sur le fond sombre dans ses aquarelles.

La fonte du glacier Perito Moreno

Glacier Perito MorenoEt bien non ce n’est pas moi qui l’ai fait, je ne suis pas allé en Argentine prendre en photo ce glacier célèbre. Ce n’est pas non plus une photo provenant de Wikipédia, qui est une source extraordinaire d’informations pour notre génération de geeks.

Tout simplement mon cousin Xavier qui a fait un grand tour en Argentine et a eu l’occasion de prendre ces superbes clichés.

La couleur bleue d’un glacier est particulièrement intéressante pour un peintre. Quand un objet est clair, la couleur de la lumière qui l’éclaire peut devenir dominante.

Les premiers cours de peinture consistent à mettre un drapé blanc sur un chevalet. Si l’étudiant sort son tube de blanc pour peindre toutes les nuances, il ne s’en sort pas. Il faut alors sortir du bleu, du jaune etc…

Bien entendu on a tendance à utiliser des couleurs pastel pour rester proche du blanc, pourtant en montant en saturation le sujet devient plus vivant. L’équilibrage devient de plus en plus difficile en renforçant ces contrastes.

Cette photo me fait penser à un tableau romantique de Caspar David Friedrich La mer de glace qui illustre bien le principe selon lequel un paysage blanc peut devenir très coloré sous l’œil de l’artiste.

J’espère que Colibri aura remarqué l’allusion à son soutien à mon blog, merci également à Bretagne Buissonnière qui a réalisé un nombre important de liens vers mon site. Afin de vous remercier, j’ai placé sur mon site Espace Graphique des liens de pied de page.

Aperçu de la peinture en cours sur les bambous

Je poste un peu moins ces derniers temps.

Normal, une huile est en cours. La peinture c’est plus long que mes aquarelles, mais il faut respecter ce temps de réflexion nécessaire aux retouches avisées.

Je poursuis le thème de la fleur de Bambou pour l’illustration de ma future rubrique sur les Poacées.

ChevaletIl faut savoir que mon chevalet est fabriqué avec du bambou, c’est donc une matière très présente sur cette photo.