Tous les articles par Yann

Habitant St-Quentin en Picardie, j'utilise aquarelles, crayons, photos et quelques autres techniques pour illustrer ce blog et le site espace graphique.

Agrion élégant et demoiselle de feu

Cet Ischnura elegans (Agrion élégant) ressemble à une libellule.

Agrion élégant - Face
Agrion élégant – Face
Couple - Agrion élégant
Couple – Agrion élégant

Sa tâche bleue sur le dernier segment m’a permis de rectifier une erreur d’identification. Il faut dire qu’au départ j’étais venu pour prendre en photo des orchidées, mais au bord de ce marais, je n’en ai pas trouvé.

En allant dans deux marais différents et en consultant de la documentation, j’ai été devant un constat net, l’Agrion élégant n’a pas l’ensemble de ses segments colorés.

Les segments sont flexibles, il arrive qu’ils soient orientés, c’est le cas notamment pendant l’accouplement.

Ce couple permet de vérifier la couleur du mâle, en même temps que celle de la femelle.

Je recompose donc cet article afin de ne pas nuire à mes lecteurs, il était impossible de laisser cela en l’état.

Voici donc l’autre Agrion qui lui ressemble : l’Agrion jouvencelle.

Il est bleu électrique sur la plupart de ses segments ce qui aurait dû me mettre sur la piste.

Agrion jouvencelle - Mâle
Agrion jouvencelle – Mâle

J’aime ces petites taches au bout des ailes qui ressemblent aux points lumineux des ailes des avions. Cette couleur sombre est sans doute bien différente aux yeux de ces Odonates.

Vu qu’ils ont un rythme hyper rapide, quand on arrive lentement sur eux, il nous voient arriver au ralenti. C’est comme cela que j’ai réussi à les prendre en photos avec mon téléphone à moins de 10 cm.

Bien entendu, c’était au bord d’un marais et il y avait des moustiques (c’est pour cela que les demoiselles sont là).

J’ai retrouvé dans mon ordinateur une photo plus vieille d’un Pyrrhosoma nymphula (Agrion au corps de feu, ou Demoiselle de feu).

Je complète donc la famille…

Pyrrhosoma nymphula
Pyrrhosoma nymphula

Aristoloche côté court et côté jardin

Voici deux aristoloches prises à deux endroits différents.

Côté cour(t) (de tennis) vous aurez reconnu les fabuleuses Serres du Jardin d’Auteuil, avec une Aristolochia littoralis d’Amérique Centrale (je lis la petite pancarte verte).

Côté jardin (en extérieur),  une autre aristoloche de mon coin de verdure, plus rustique dont j’ignore le nom mais qui est aussi élégante avec ses vrilles très compliquées.

Aristoloche côté jardin
Aristoloche côté jardin

Dans un théâtre il faut se placer face à la scène et écrire les initiales de Jésus-Christ dans l’espace, le côté Jardin est donc à gauche et le côté Cour à droite.

Merci à mon ami Philippe pour ce petit cours de Théâtre que je n’ai pas oublié 🙂

Hylocereus undatus en fleur à Madère : Fruit du dragon ou Pitaya

C’est une photo argentique un peu jaunie que j’ai ressortie de mes archives. Elle a été prise à Madère, ce qui explique la floraison de cette Cactaceae (Cactée) en extérieur.

Le nom de Hylocereus undatus ne vous dit certainement rien, son fruit le Pitaya est bien plus populaire. On le trouve parfois chez le primeur sous un autre nom, faisant travailler notre imagination :

Le fruit du dragon.

Je n’ai pas eu l’occasion de prendre en photo le Pitaya au marché, cependant vous trouverez une très belle aquarelle du Pitaya sur le blog de Claire Felloni.

Cette plante exotique est semi-épiphyte, le support d’un arbre ou d’un mur est donc apprécié ce qui lui permet d’avoir une partie à l’ombre tout en évitant le dessèchement. On imagine très bien les transferts d’humidité qui peuvent se produire entre la plante grasse et le mur.

Pitaya

Le nombre de pétales semble supérieur à 16.

La fleur s’ouvre de nuit, sa pollinisation est assurée essentiellement par des chauve-souris gourmandes ou des papillons.

Il ne faudra que quelques heures avant que la fleur commence à flétrir. J’ai donc eu beaucoup de chance de passer par là !

Fleur de Hylocereus undatus
Fleur de Hylocereus undatus

Bien entendu dans le cadre d’une culture industrielle, la pollinisation croisée est effectuée par l’homme en déposant le pollen d’une autre plante sur le stigmate.

La culture du Hylocereus undatus a donc quelques points communs avec celle de la Vanille qui est également un liane et nécessite l’intervention de l’homme pour favoriser la fructification en dehors de sa région d’origine.

 

 

Géranium herbe à Robert et sa feuille rouge

Voici un petit géranium que l’on trouve un peu partout en ville.

La prise de vue demande un objectif macro car la fleur est assez petite : 5 pétales violets de la taille d’un ongle, la cellule automatique qui règle la distance de la focale passe souvent à coté pour se caler sur le fond…

Le feuillage passe du vert au rouge sur les parties les plus mûres ce qui donne des contrastes de couleurs très puissants. Impossible de ne pas voir cette petite plante aux tiges rouges et poilues comme celles d’un homard !

Feuille rouge du géranium
Feuille rouge du géranium

Le secret du Geranium robertianum L. réside dans l’Autochorie, sa capacité à projeter ses 4 graines grâce à un effet ressort lié à l’enroulement des 4 parois de la capsule.

Le processus peut se déclencher par séchage, mais il est encore plus efficace si un animal touche la capsule. Avec la détente, les graines sont projetées contre le pelage et risquent de voyager très loin.

Alors qui est Robert ?

On ne sait pas bien, alors on va en rester là 🙂